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Fait de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité.

Antoine de Saint-Exupéry


Le prix à payer


Au travers de mes stages et mes expos, je rencontre beaucoup de créateurs en herbe qui rêvent de faire de leur passion un métier. En même temps je me trouve aussi souvent confrontée au public, peu conscient de la réalité d'un indépendant, et dois lui expliquer le prix de mes œuvres qui, au premier abord, peuvent sembler chers.
A tout ce beau monde, j’aimerais dédier cet article : le prix à payer pour une création fait-main en France en 2013. J'espère que mes réflexions aideront ceux qui se lancent dans la folle aventure de « l’indépendance » à mieux affronter la réalité et les autres à évaluer différemment ce qui se « cache » derrière le prix d’une création.




Comme beaucoup de jeunes créateurs, je me suis lancée il y a plus de 8 ans, un peu fleur bleue. Les premiers prix, je les ai calculés en suivant un raisonnement simpliste : je veux gagner 15 euros l’heure donc
prix de création = heure de travail x 15 euros + matière première

Très vite, j’ai quand même pris conscience des charges sociales – entre 14% (auto-entrepreneur commercial) à 40% (entreprise individuel). A cela s’ajoutent pour les plus chanceux (car cela veut dire qu’ils ont quand même gagné un peu d’argent) des impôts et – quand le chiffre d’affaire dépasse les 32000 – la TVA (19,6%).
Donc pour ma part, j’ai ajouté assez les charges sociales à mon calcul (du reste je suis (malheureusement) pour l’instant dispensée). Il m’a fallu beaucoup plus de temps pour me rendre compte des frais « cachés » pour pouvoir vendre. Il y a bien sûr la matière première qu'il faut acheter et puis si on veut pas encombrer tout sa maison vaut mieux louer un atelier. Mais ce n'est pas de ça que je veux parler ici car c'est encore assez évident. ici je veux parler des frais qui sont engagés pour pourvoir vendre . Ces frais sont énormes et devront définitivement rentrer dans le calcul du prix de vente ! Voici un récapitulatif non exhaustif des ces frais selon les différents modes de diffusion :

Les frais de vente 

Boutiques :
Quand on commence à démarcher les boutiques pour y vendre sa production, on s’étonne souvent des marges qu’elles appliquent, dépassant la plupart du temps (largement) le 50%. En effet, en France, un commerçant multiplie en général par 2,5 à 3 le prix de sa marchandise. Ce qui peut paraître énorme est cependant nécessaire si les boutiques veulent perdurer. Car les frais pour une boutique sont très importants : loyer, salaire, charges (sociales, entretien, électricité, eau…). De plus, il faut avoir une trésorerie pour pourvoir acheter ce qu’on veut vendre. Moi-même, fille de commerçants, je sais de quoi je parle…

Dépôt :
Le dépôt vente peut paraître plus alléchant car ici le commerçant demande souvent une marge moins importante – autour de 30%.
Au début de ma carrière, j’ai fait pas mal de dépôts vente. Je n’ai jamais vendu grand-chose. Par contre, les créations sont souvent revenues dans un piètre état… Au final, j’ai compris que le dépôt est souvent fait pour mettre en avant une certaine originalité. Mais derrière, les boutiques cherchent à vendre ce qu’elles ont acheté (moins cher qu’une création « made in France ») en y appliquant la marge qui leur est nécessaire. Ce n’est pas pour arnaquer les créateurs ! Je suis persuadée que la plupart des boutiques font du dépôt parce qu’elles ont envie de travailler avec les petits créateurs. Mais au bout du compte, elles ne peuvent pas vivre avec la petite marge qu’elles leur prennent !

Vente dans des expos / salons :

Beaucoup de créateurs préfèrent vendre par eux-mêmes en pensant que cela leur permettra de vendre leurs produits moins chers et donc plus facilement. Parfois aussi – comme c’est mon cas – parce qu’ils ne trouvent pas de boutiques intéressées à acheter leurs produits au prix qu’ils réclament (et dont ils ont besoin pour pourvoir vivre et créer en France).
J’ai commencé comme tant d’autres à faire les petits marchés du coin, les marchés de Noël, les expos organisées par des communes…. La place ne coûte pas très cher – entre 20 à 70 euros mais on se rend vite compte qu’on y vend aussi très peu. Pourtant, on est immobilisés pendant plusieurs jours et souvent dans des conditions épouvantables (dehors même par mauvais temps, sans sanitaires…).

Personnellement, je me suis rapidement tournée vers les salons de créateurs. Là au moins on est « au chaud ». Le produit peut être mis en valeur. On y rencontre un public plus averti, qui aime les belles choses et qui est plus conscient que la création « made in France » a forcément son prix. Un salon créateur (je ne parle pas d’un salon « pro » !!!) coûte en moyenne 1000 euros pour 3 jours d’expo…  A cela s’ajoutent les frais de déplacement, de logement, les frais du mobilier d’expo  (qui s’abîme très vite à force d’être monté et démonté) et les frais de communication (cartes de visite, flyers….). 
Pour un salon créateur, j’arrive à une moyenne de 30% de frais. Donc quand je fais un CA de 3000 euros, j’ai dépensé au moins 1000 euros en amont (sans compter les frais de production, bien entendu). En outre, il y a aussi des salons où l'on ne « rentre même pas dans ses frais ». Ces deux dernières années surtout, j’ai multiplié les salons où je n’ai rien vendu !!! Pourtant, on passe quand même de longues journées sur le stand (souvent plus de 10 heures non-stop + 2 à 3 heures de montage et démontage). A cela s'ajoute la fatigue et on perd des sommes d’argent importantes pour nous.
En conclusion, je serais contente si une boutique m’achetait mes créations et s’occupait de les vendre. La marge de 50% me semble tout à fait justifiée quand je regarde mes dépenses, le temps passé sur les salons et ma fatigue physique !!!! Reste bien sûr le plaisir de rencontrer le public mais l’un n’empêchera pas l’autre…

La vente en ligne :
Il peut paraître beaucoup plus intéressant de vendre sur le net. On y trouve des plate-formes qui prennent une commission uniquement sur les œuvres vendues et c’est à nous, créateurs, de mettre « en lumière » nos œuvres. Cependant, gérer une boutique en ligne demande un investissement en temps considérable (pour ma part je passe en moyenne 20 heures / semaine). A cela s’ajoutent des connaissances spécifiques qu’il faut avoir ou acquérir : faire de bonnes photos, écrire des textes descriptifs et alléchants et si on veut vendre dans le monde entier il faut maîtriser l’anglais…
Les photos, c’est l’essentiel et pour moi c’est un long apprentissage qui n’est toujours pas terminé. Je reviendrai là-dessus dans un autre article. Ici, j’aimerais seulement insister sur le fait que la vente en ligne est certainement une super opportunité mais que c’est pratiquement un travail à plein temps. Si on veut être vu il faut régulièrement mettre des nouveautés dans sa boutique et en faire le buzz sur les sites sociaux… Si on compte ses heures la vente en ligne a très peu d’intérêt! ( Mais au moins on es chez soi).

Tout cela pour dire que le prix d’une création doit se calculer non pas uniquement avec les heures passées sur la créa + la matière première, mais qu'il faut prendre en compte tout le temps de travail et tous les frais. En gros pour 1 heure de création je passe au moins 2 heures à faire le « business » autour (commander la marchandise, faire la comptabilité, remplir des dossiers pour les expos, répondre aux mails, faire et retoucher des photos, vendre (en ligne ou en direct), faire des paquets et envoyer la marchandise, faire de la pub, écrire des articles, monter des sites ou/et blogs, ...)

Donc 1 heure de créa c’est au minimum = 3 heures de travail

Pour calculer un prix de vente il faudra donc appliquer une formule plus complexe :

prix de la création = (tarif horaire x 3) + matière première + charges sociales + frais de vente + TVA + impôts

Sur le net on trouve souvent une formule un peu plus simple :

prix de création = ((tarif horaire x 3)+ matière première) x 2 pour la vente directe
et prix de création = ((tarif horaire x 3)+ matière première) pour la vente en gros aux boutiques

Le tarif horaire minimum en France – le Smic horaire net – est en 2013 ~ 7,40 €

Pour être honnête, le prix qui résulte de ce calcul "correct" me semble souvent tellement exorbitant que je le réajuste vers le bas. Un gilet d’art par exemple, me prend entre 8 et 20 heures de création. A cela s’ajoute la matière première qui me coûte en moyenne 40 euros. Avec le calcul ajusté (en m’accordant le SMIC) j’arriverais à un prix variant entre 435 et 968 euros pour mes gilets d’art !

((22,2 x 8)+40 ) x 2 = 435,2
((22,2 x 20)+40 ) x 2 = 968

Si vous regardez mes prix dans ma boutique en ligne, j’applique des prix entre 240 et 600 euros !!! Donc au mieux j’arrive à un salaire horaire net de 4,33 € (si jamais j’arrivais à vendre tout ce que je  produis…).

((600/2 – 40) /20))/3 =4,33

Pourtant j’ai un bac +6, une expérience professionnelle en tant que graphiste textile de 7 ans, je parle 3 langues et suis multitâche (designer, photographe, secrétaire, mannequin, graphiste, webmaster….)

Sans vouloir me plaindre – car je suis trop accro à la création – ne dites pas que les créateurs en France sont ( trop) chers !!!  Créer en France aujourd’hui, c’est forcément un luxe ! Une création originale et unique de qualité, fait-main, dont la production respecte souvent l'environnement, est une marchandise rare et prestigieuse. Les créateurs réinventent tous les jours et cherchent à vous rendre la vie plus belle. Respectez-les et ne comparez pas leurs prix à ceux des produits faits dans des pays lointains avec un autre niveau de vie.
Pour ceux qui se lancent, sachez que vous allez travailler 60 heures et plus / semaine en gagnant même pas le Smic ! Et vous faites ce que vous aimez tant uniquement pendant 1/3 de votre temps !!! (Autant faire un travail de 35 heures et 20 heures de loisir créatif pour se faire plaisir). Mais en même temps c'est une vie épanouissante que perso je ne changerai pour rien au monde. Donc si vous êtes aussi accro que moi et conscients que vous allez avoir du mal à faire les « fins de mois » – tant pis – allez-y, lancez-vous !!!

Update 28/10/2016 La suite des mes réflexions 3,5 ans plus tard c'est par ici : 
http://arianemariane.blogspot.fr/2016/10/homme-daffaire-ou-pecheur.html

P.S. : le temps que j’ai passé sur cet article ne rentre bien sûr pas dans mon calcul de prix horaire – là je suis dans mon temps libre!
P.S. 2 : La photo en haut est un portrait de Daniel Vintrigner –  merci Daniel !!!
P.S.3: Vu le sucées de cet article Emma de DouceLaine a eu la gentillesse de me corriger mon français (je suis allemande vivant en France). C'est ça aussi la vie de créateur - il y a un véritable soutient et de l'entraide. Un énorme MERCI, Emma!!! Son travail et en vente ici: https://www.etsy.com/shop/DoucesLaines?ref=seller_info_count




English version 
I meet many students and crafters at workshops and exhibitions who dream about turning their passion into a business. I also often come across many people, at fairs and on the internet, who are astonished at the prices that I ask for my one-of-a-kind fiber art pieces, handmade in France.
Perhaps used to prices of imported Chinese products, these people are not aware of the “hidden” costs that go into a piece and therefore think that crafters and artists charge too much for their work. I would like to dedicate this post to all of you who wonder about how prices are determined, showing some of the important costs that go into a handmade creation in France in 2013. I hope that my thoughts will help both those who want to embark on this crazy adventure, becoming independent with their art work and those potential buyers who might not see the big picture of what we face.
Like many artists, I started my art business with some naivety eight years ago. I had a simple formula that I used to calculate my prices: “I want to earn 15 euros an hour so I just have to multiply my time and add the material costs.”

Like this:
price = creation time x 15 euros + material


Soon I realized that I also had to take into account the French social security taxes. In Europe you have to pay these taxes as soon as you earn a penny. They go for health insurance, unemployment (you will never get it if you are self-employed but still have to pay it) and retirement (not sure our generation will still have it). These vary between 14% to 40% of the sales, depending in which income structure you fit into (or which you decide to take). If you are “lucky” enough to sell over 19 000 €/ year, then you also have to pay income taxes (12,5 to 54 %) and if your turnover exceeds 32000 euros you have to add VAT (Value Added Tax, 19.6% goes to the State of all products sold, much like Sales Tax in the US) on your prices.
I quickly added the social security taxes to my formula. As I earn very little, I am currently exempt from income taxes and VAT.
It took me much longer to recognize that there are other "hidden" costs that I also have to include. You may think that I’m talking about supplies and rent for a workshop or the time invested to make the art work. Indeed these are important costs, too, but I was most surprised to see what it costs to sell a work of art! This is what I mean by “hidden” costs. Many of us don’t think about them at first.
Therefore, I made this non-exhaustive summary of different modes of distribution and their costs in France:

Selling Costs in France

Wholesaling to shops:
When crafters first try to wholesale their work to shops they are often surprised about the margins merchants apply. Most of the time this margin exceeds (easily) 50%: in France generally a retailer multiplies by 2.5 to 3 the price of his merchandises. This may seem huge but it’s necessary for them in order to cover their enormous charges: rent, wages, maintenance, cost of electricity, water, taxes, VAT ...). In addition to these charges they have to invest money to buy the merchandises upfront. My parents owned a shop, so I understand their challenges.


Consignment:
Selling on consignment seems more attractive because many shops get by on a smaller margin - about 30% in France. Early on in my career I did a lot of consignment. I never sold much and would often have a bad surprise when getting my items back: in bad condition... I finally understood that s shops which accept consignment often do it as a parallel to a retailing activity. The consignment pieces help attract customers by showcasing original and outstanding work. But the merchant ends up having more of a vested interest in selling the products that were purchased. Often, these pieces were not handmade in France and are therefore much cheaper and offer a higher profit margin. I’m sure that this behavior is more or less unconscious. Shop owners who do consignment love handmade work and their local creators. They would love to support them but it’s impossible with the small margin!


Fairs/art markets:
Finally, many designers prefer to sell the work themselves, thinking that they can charge less when selling direct and therefore the sale should be easier. Or, they simply might not be able to find shops willing to invest in their products because they are high priced items. Such is the case with me.

Like many others, I started selling at small venues such as Christmas markets or low-cost of entry exhibitions organized by municipalities: in between 20 to 70 euro. Unfortunately, the chances to sell at these shows is quite slim, especially if you have high-end work. These shows also immobilize you for several days, often under hard conditions (outside even in bad weather, without toilettes ...).
I quickly switched over to “real” fairs which had a targeted public (people who loved handmade work and understood the prices for quality products made locally). These retail shows have a professional set-up, take place indoors, and I can display my work as I wish. These shows cost about ~1000 euros for 3 days, a significant expense. In addition, there are travel expenses, accommodation, prop costs, and marketing (business cards, fliers, etc.).
These costs end up eating about 30% of my sales. For example, if I sell € 3,000, then I spent at least € 1000 of that in fees, marketing, etc. This does not, of course, include those original costs in my formula: materials and production time! Increasingly, there have also been more shows where I don’t sell anything. This is so hard because we spend 10 to 12 hours at the booth, plus another two or three for set-up and tear down. It is exhausting physically and disappointing because the money was wasted on show fees and you invested so much time for nothing.
Of these three choices (wholesaling, doing consignment or doing shows), I would prefer wholesaling my work to upscale boutiques. A 50% margin is quite justified when I consider my financial expense, the time spent at trade shows and my physical fatigue!! The only thing I would miss is the pleasure of meeting my gorgeous customers …


Selling Online:
It may seem a lot more interesting to sell on the internet. There are many platforms where you may sell your work and often they just take a small commission. But, managing an online store requires an enormous time investment (I spend over 20 hours/week on my online shop). In addition, there are some skills that you should have or need to acquire: taking good pictures, writing descriptive and tempting texts, and if you want to sell globally, you need to be fluent in English ... Selling online is a great opportunity but it is nearly a full time job. If you want to sell well, you need to list new items regularly and you need to create a buzz on social media sites, newsletters, and blogs ... If I counted my hours I work to do online sales I wouldn’t do it!!! But, it’s still the coziest way to sell!


Conclusion:
The reflections above are made to point out the “hidden” costs in a product which absolutely should be added to a price’s formula! I now understand that for every one hour of creation, at least two hours need to be added for all of the “stuff around” (ordering materials, accounting, filling out submissions for fairs and exhibitions, responding to emails, making and editing photos, selling (online or directly), packing orders and shipping them, advertising, writing articles, social networking, building websites and/or blogs, etc ...)

So 1 hour of creation translates to at least 3 hours of work. To calculate a selling price the formula should be like this:
The cost of creating = (hourly rate x 3) + material + social charges + selling costs + VAT + Taxes
On the net you’ll find a less complex formula but much easier to use :
Creation price = ((hourly wage rate x 3) + material) x2
In France we have a “minimum wage”. All people working in France should earn at least (for 2013) - € 7.40 / h all charges ( taxes) paid.
If I calculated my formula using this wage, my prices would be much higher. For example, my art vests take me between 8 and 20 hours to create. My material costs vary but let’s take an average of ~ 40 euros. According me the minimum wage, my art vest would be in between 435 and 968 euros!  ($565-$1,258 US Dollars)
((22.2 x 8) 40) x 2 = 435.2
((22.2 x 20) 40) x 2 = 968

These prices seemed so exorbitant to me that I made an adjustment. As you will notice on my online shop, my art vests are in between 240 € and 600€! Calculating my hourly wage on these prices I should finally earn 4.33 € an hour - but that’s correct only if I sell everything I make, which of course, isn’t so.
((600/2 - 40) / 20)) / 3 = 4.33
Final price of artwork = 600€, as in my formula, I multiplied by two to take into consideration all of the “hidden” costs I devised, so 600€ divided by 2. I subtract my average material costs of 40€. The result is divided by the hours it took to make the piece (20). Actual hours worked are the total divided by three.
Less than 4,33 € per hour!!! - I studied architecture for 6 years, worked for 7 years as a textile designer, speak three languages and am multitasking (designer, photographer, secretary, model, seller ....) Without wishing to complain - because I love what I do and would never change – I hope that one day everybody will be conscious that handmade and local creators aren’t overcharging for their work!

Creating in France today is a luxury for those who create and for those who buy! An original, unique creation of high quality, made by hand and most of the time respecting our environment is a rare and prestigious good. Self-employed crafters, artists and designers invent every day and try to make life more beautiful. Respect them and don’t compare their prices to the mass produced products made in distant countries with different costs of living.

For those who want to become a self-employed crafter, designer or artist: know that you'll be working 60 hours or more/week while seldom earning enough for making a living! You’ll do what you love so much for only 1/3 of your time (working a 40-hour job and spending 20 hours in your free time creating would be more profitable )!


But if you're as addicted as me I can only say: do it!

PS. Time spent on this post doesn’t figure in my time calculation of course – I did it in my free time!
PS 2. The picture of me at the top is a portrait made by Daniel Vintrigner - thank you Daniel!
PS 3. A huge thank you to Emma from
“Douces Laine” for helping me with the French version (I am German, living in France) and an enormous hug to Rachel Biel from Rayela Art for spending time on correcting my English version.


Another reason why I love my job is the beautiful people I meet always there to help each other! You rock my world - thank you!

Rachel Biel is the founder of a wonderful Textil Artistes Association. Be sure to check out the TAFA Websie here








103 commentaires:

  1. Bravo ! c'est pour ça que je me pose beaucoup de questions depuis quelques mois et que je suis un chouia démotivée. ça fait du bien de lire ton article.

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  2. J'ai l'impression de lire mon histoire... Tout est dit.

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  3. Bravo!!!! Je salue cet article c'est une excellente synthèse et un témoignage de qualité qui va aider beaucoup de monde qui voudrait se lancer dans cette aventure!!!!

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  4. tout a fait d'accord avec tout ce que vous dites, et je ne suis meme pas en France!

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  5. Très très bel article !!! Merci Ariane de le partager avec nous !
    Oui, la création c'est du luxe. Pour le créateur et pour le client.
    J'ai reçu plusieurs objets faits-main. Leur grand atout, c'est qu'ils ont une valeur exceptionnelle à mes yeux et j'en prends toujours grand soin. Car je suis moi-même créatrice et je sais le temps que je passe à faire chaque article !

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  6. Thank you for this thought provoking article. You made many excellent points. Artists complain about the 50% to the gallery, but to be able to create and leave the selling to the galleries, makes for a much happier artist, who is spending more time creating! Perfect.

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  7. Le probléme de vendre ses création est trés bien expliqué' car c'est a peut de choses prét exactement la même chose pour vivre de sculptures..

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  8. Rahh, mon commentaire s'est perdu le temps de choisir avec quel type de profil j'allais le publier..
    Bref. merci pour ce post, qui a le mérite d'éclairer autant les clients que ceux qui voudraient se lancer sur tout ce qu'il y a "derrière" !!
    Vendre de la production fait-main en france ce n'est pas facile. Quant à moi, je préfère me focaliser sur la transmission et le partage des savoir-faire (via les patrons et ateliers) qui sont plus "rentables" et satisfaisants pour moi. Je crois qu'une autre feutrière américaine disait justement aussi qu'elle faisait de plus en plus d'ateliers, car pas mal de gens vont plus facilement payer pour apprendre à faire leur propre veste en feutre que pour en acheter une toute faite. Après, bien sur le résultat est loin d'être aussi beau que vos créations, on est bien d'accord. Mais cela permet surement d'atteindre un public un peu élargi, en élargissant sa gamme de sources de revenus. Personnellement, cela me convient très bien : je me fais plaisir avec mes créations, mais je me dégage un revenu décent surtout grâce à diverses activités parallèles : animation d'ateliers, patrons vendus, et traduction de modèles de tricot/crochet/couture. Le tout reste bien plus fun que tout autre boulot que j'ai pu faire dans le passé !!

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    1. Je comprends votre point de vue.
      Je cumule également plusieurs services afin d'être rentable et de pouvoir créer à côté.
      Le seul bémol, je manque à présent de temps pour réellement créer.

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  9. Ah enfin ! la vérité à la lumière du jour !! Bravo !! C'est du vécu également. Mais quel bonheur tous les matins quand on se lève, de faire un métier qu'on aime ...

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  10. Merci pour cet article, actuellement je me lance, et le calcul du prix est une chose assez difficile. La notion de tarif horaire est totalement obsolète pour moi pour le moment, du coup je me calque sur les prix de mes concurrentes (site internet ALM)...
    Quand au salon, ils sont en effet à perte (temps et argent) mais procurent de belles rencontres et des clientes qui se décident après.

    Bonne continuation

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  11. bravo pour cet article je partage avec plaisir pour informer (et prouver par A+B grace à vous) que je ne suis pas "cher"!!!
    merci pour ce travail!!

    Alex

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  12. Un super article merci car le temps que tu as du passer à tous ces calculs servent tous les créateurs!!!!!!

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  13. Merci pour cet article très instructif, lucide et malgré tout optimiste (un peu ^^)

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  14. Ah que je suis d'accord !!
    Je suis moi même créatrice depuis 6 ans et j'ai testé toutes les "formules" dont vous parlez (dépôt, salons, web site, etc.).
    Au final, j'ai la chance d'avoir un conjoint qui gagne un salaire suffisant pour faire vivre notre famille et me permettre de continuer à vendre mes créations sans avoir de réel salaire à la fin du mois... Sans ça, j'aurais arrêté depuis longtemps !

    Bon courage à celles qui se lancent en tout cas ;-)

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  15. Merci pour cet article, très réaliste... J'ai eu le même souci quand j'ai cherché à fixer les prix de mes créations au début : je ne voyais pas mes frais cachés. Et pourtant, ils sont tellement importants!
    Bonne continuation.

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  16. Wow - quel retour! Merci pour vos commentaires si chaleureuses! C'est aussi pour vous chère créatrices que je "kif" mon métier! Je vous adore!!!

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  17. excellent ! je partage sur ma page Facebook ;))

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  18. Bravo pour cet article qui reflete vraiment ce qu est la creation !

    Petit bemol j ai une boutique de loisirs creatifs et ne peut multiplier par 2,5 - 3 ...merci à Internet, à tous les sites marchands qui sans locaux commerciaux entre autres vendent moins cher, à toutes celles et ceux qui achetent dans le monde entier sans meme payer de feais de douane!

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  19. C'est tellement vrai. En 2 ans et demi j'arrive tout juste à donner un prix de revient à mes créations. Evidemment je n'arrive pas toujours à respecter une marge de 2,5 derrière pour moi mais bon... on y arrive petit à petit.
    Marie.

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  20. Les broutilles de Made'Line22/4/13 10:34

    Bonjour!

    SUperbe article! Je partage sur ma page Facebook : Les broutilles de Made'Line
    Merci d'avoir rappeler toutes ces choses la sans tabous!
    Made'Line.

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  21. Merci pour votre témoignage assez instructif

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  22. bravo, bravo, j'ai un atelier et une boutique depuis presque 7 ans, et je me verse un salaire quand il me reste de l'argent ...
    c'est dur, mais je fais un travail que j'adore et c'est tellement important d'aller au travail avec plaisir.
    et puis, le sourire et l'éclat que je vois dans les yeux de mes clients me réconforte !
    bonne continuation

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  23. J ai lu votre article avec précision, noter les formules.... merci merci vraiment de votre explication. Ca va me faire réfléchir. .. revoir tout mon projet mais je garde le cap !!
    Vanessa

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  24. mainsdartistes22/4/13 18:39

    C'est tellement vrai.
    Mais faire ce que l'on aime n'a pas de prix.
    (Enfin presque)
    Bonne fin de journée, et bonne continuation.
    Laurence.

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  25. Merci, c'est intéresssant et c'est du vécu pour moi aussi.
    Je viens de voir une comptable qui m'a dit comment calculer le prix de revient de mon travail de création. Il faut rajouter encore les frais de mission (carburant, usure de la voiture... on compte 0,53 cts le km), les frais de documentation (tous les livres et les revues achetés pour son travail, les frais de réception (vernissages), tous les achats d'emballage, de petit matériel, fournitures de bureau (cartouches d'encre notamment), les frais postaux, de téléphone, assurances, etc....
    Effectivement pour une petite boutique qui veut vendre de belles créations, c'est très dur de pouvoir dégager un minimum de salaire et on doit ajouter une partie de revente si on veut pourvoir perdurer. Je vois beaucoup de boutiques de créateurs fermer car ce n'est pas viable de prendre un marge de 30% uniquement.
    Quand on fait un budget prévisionnel avec un comptable, c'est assez déprimant... il faut vendre énormément pour ne pas perdre d'argent. Et je ne parle pas d'en gagner!!
    Je me lance dans l'aventure d'une boutique car c'est une passion pour moi. Mais j'ai un travail à mi-temps à côté, sinon je ne le ferai pas.
    Le problème, c'est que du fait que nous sommes passionnés par ce que nous faisons, nous nous écrasons sur toutes ces questions financières. Il faudrait pourtant se réunir pour peser sur les pouvoirs publics pour la création d'un véritable statut des créateurs d'art qui tienne compte des difficultés particulières liées à ces métiers.
    Ce n'est pas parce que nous sommes passionnés que nous devons vivoter!
    Non?...

    Franck

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    1. tout a fait d'accord Franck - ma liste n'est pas de tout complet. Merci pour ces ajouts!

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    2. Merci Ariane pour cette mise à plat, non exhaustive, de tous les paramètres qui entrent en ligne de compte dans nos calculs de prix...pour mettre à l'heure les pendules de certaines croyances qui ont la vie dure, comme quoi on a tellement de chance, nous , de faire ce que l'on aime!!! et merci à Franck de redire qu'il devient urgent que les spécificités de nos métiers doivent être pris en compte et qu'enfin un véritable statut voit le jour avant que nous soyons tous asphyxiés par le système.....je reviens aujourd'hui du centre RSI dont je dépends et j'ai juste envie de pleurer...
      bon heureusement, le soleil est là, je fais ce que j'aime et je suis libre, c'est vrai quo!!!! "une vie de rêve, non mais si si continuez, vraiment, c'est trop beau ce que vous faites, allez au revoir!!!" ça vous rappelle quelque chose ????

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    3. merci Franck, pour la mise en lumière de ces dépenses supplémentaires.
      Il faut réfléchir sur moyen ou long terme pour répercuter ces dépenses, ce n'est pas évident.
      Il faut du temps pour se faire connaitre et développer sa clientèle pour enfin rentrer dans ses frais et en vivre.
      De mon côté je souhaite réaliser des vêtements à mon image et je travaille sur du sur mesure pour les femmes mais je dois également proposer un service de retouches en attendant...

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    4. je suis au réel et bien ce sont les dépenses qu'on peut compter. C'est pourquoi le statut d'auto entrepreneur n'est pas toujours le bon

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    5. Liste de charges très juste à la quelle il faut encore ajouter les dotations aux amortissements des machines, outils, mobilier, ordinateur, véhicule, etc. que vous utilisez pour votre activité, qui s'usent et qui devront être remplacés un jour...

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  26. Merci pour cet excellent article, ça résume tellement bien ce qu'on vit au quotidien...
    Je suis comme franck, j'ai un travail à côté pour "vivoter", plus précisément payer le prêt de la maison... J'ai aussi un mari qui gagne relativement bien sa vie, heureusement !!!
    Ca me coûte tous les jours de devoirs laisser mon métier à broder jusqu'au soir... Mais c'est le jeu et il en vaut vraiment la chandelle.
    Rien ne peux égaler le bonheur de se trouver face à une création aboutie sur laquelle on a peut-être passé des heures mais qu'on a du mal à voir partir...

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  27. tres bonne analyse..et valable pour tous !!

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  28. Bonjour Ariane,

    Tellement vrai... En Belgique , il en est de même ... De plus , pour s'en sortir, on doit se faire aider... Alors cruel dilemme... Europe, ou asie??? Perso, je mise sur le made in Belgium... Mais le cout est différent... Les personnes apprécient le made "chez nous"... mais ont parfois difficile à en comprendre le coût... Cet article est tellement bien décrit... Je me suis permise de le partager sur FB! Encore merci Ariane d'avoir pris le temps pour décrire si bien notre activité! Bonne continuation!

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  29. Très bel article !
    Un peu terrifiant quand on démarre mais tellement réaliste !
    Le problème de nos jours c'est que les gens veulent tout gratuitement, il n'ont pas compris que le gratuit n'existait plus (d'ailleurs il faudrait penser à faire rayer ce terme dans le dico, vu qu'il n'a plus sa place) !
    Hier en partageant le lien vers un petit livret explicatif pour réaliser de jolis chaussons, je me suis faites limite agressée parce qu’il coutait 5 €, une paire de chausson au crochet c'est 3 à 4 h de boulot, si on se réfère à ton calcul
    3.5 x 8 + 2 (laine)x2 = 32 €
    On n'est pas fou, on sait très bien que l'on ne vendra jamais une paire de chausson à 32 € (les miens sont à 25 et je n'en vends pas, mais je préfère ne pas en vendre que de les vendre pour rien) !
    Aujourd'hui avec le net on a la possibilité de créer des livrets techniques pour proposer nos créations à moindre coût, on vend le savoir sans la main d’œuvre ! C'est peut -être une solution pour essayer de rentabiliser une création, et encore j'en doute !
    Tout ça pour dire que la créatrice qui a proposé ce tuto a passé du temps pour concevoir son modèle (on calcule, on fait, on défait, je ne t'apprends rien)et qu'elle offre la possibilité à quelqu'un qui sait crocheter de se le faire lui même à moindre coût et que ça ne convient toujours pas !
    Les gens ont pris de sales habitudes avec le discount !

    Merci pour cet article
    La Valé

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    1. Tout à fait d'accord avec toi. Du fait main, du français, de la qualité mais pas cher ce serait mieux.
      Triste mais réaliste, à nous d'en prendre notre parti, mais ce n'est pas évident.

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  30. Oui une réalité bien complexe, développée et argumentée clairement ! Le prix de sa propre passion est assez élevé, et s'engager dans la voie professionnelle d'autant plus périlleux... Merci de ton témoignage Ariane.

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  31. Merci d'avoir mis au grand jour nos difficultés.Moi j'ai arrêté ma boutique en janvier dernier car trop de frais et tellement peu de bénéfice.
    Bonne continuation ;)

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  32. Quel article ! Très intéresant, et je te souhaite le plus grand bien ! Tu as des créations absolument fabuleuses, et je comprend leur prix ;-) Très bonne continuation !

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  33. bonjour
    article tres realiste, il faut en convenir...
    que les artistes et createurs se reunissent ? Le probleme est que d'une part le metier de createur est quelque peu indivisualiste, voir egocentrique (sans jugement personnel), et d'autre part concurrentiel car la creation de l'un fait la concurrence à celle de l'autre... Mais pourtant se regrouper, c'est l'une des solutions, avec ses propres limites...

    Le second point : je vois enormément de createurs se tirer une balle dans le pied car il sous-estime la communication et le marketing. Si les marchands en font, c'est qu'il y a une bonne raison.... Le marché de l'art est mondial : les principaux clients des createurs français sont étrangers et leur langue n'est pas le français pour plus de 99,9%.

    le dernier point : la problematique financiere n'est pas qu'administrative : elle est aussi d'ordre culturelle, en particulier en France : L'art du createur est de la culture et du patrimoine, choses qui "appartient" au peuple depuis le siecle des lumieres et la revolution française ; elle se doit d'etre gratuite, accessible et se partager.... on en connait les limites... Ce point a été renforcer par une habitude des français à consommer des produits d'importations à bas coûts dans les supermarchés qui les a déconnecté de la réalité des coûts dans notre société....

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    1. Merci pour votre commentaire. Je suis assez d'accord avec vous.
      Avez-vous plus de clients étrangers que français?
      Faites-vous une traduction de vos présentation d'article en langues étrangères ou votre site?

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  34. Merci pour cet article qui résume parfaitement notre sort... Merci également pour votre bonne humeur et votre plume pleine de pep's !
    http://www.alittlemarket.com/boutique/cadou_creation-324658.html

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  35. Maryscards23/4/13 13:15

    Bravo pour cet article ! Je débute en auto entrepreneur et je me retrouve tout à fait. C'est effectivement très dur de vouloir vivre notre passion, et en vivre ...
    Amitiés à toutes et tous.

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  36. Super article....et comment expliquer que ce n'est pas parce que l'on est chez soi que l'on ne travaille pas, que les heures passées devant son écran sont indispensables et non une récréation. J'aime ma vie...mais le doute est constant. Et je ne sais si un jour je pourrais vivre de mes créations !!!!

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  37. Merci pour cet article dans lequel on peut se reconnaître et apprendre des choses grâce à votre expérience. je me permet de partager :)
    Au plaisir de continuer à vous lire.

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  38. C'est un article dont j'ai besoin. Très direct, provoquant, et tellement vrai. Pour l'instant il n y a pas trop de solution pour les créatrice sauf augmenter le prix, mais ce n'est pas pour ça qu'on arrêt, ce n'est qu'un défi à surmonter. Aussi bravo pour le français ;) Bonne continuation!

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  39. Que dire de plus ! Tout est parfaitement expliqué. Le commentaire de Franck est à prendre en compte également. Voilà plus de 12 ans que je vis dans ce luxe-là qui ne me permet plus d'en vivre pourtant. Le plus triste est que même lorsqu'on essaye d'en sortir et de retrouver un travail "normal", salarié quoi, et que l'on habite une région de campagnes, on peut y renoncer et se replonger tête la première, à fond les manettes, dans la création, car au fond c'est une chose qui nous colle à la peau et qui nous imprègne tellement qu'il n'y a que là qu'on est bien. http://les-arts-verts.over-blog.com

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  40. Je n'ai pas lu tous les commentaires, mais lire l'article m'a fait énormément de bien !
    Créatrice de bijoux artisanaux, je reconnais tout, absolument tout (jusqu'au souci de la langue, étant originaire des Pays-Bas et installée en France !

    Merci beaucoup !
    Je partage sur FB

    Marion

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  41. Merci pour tous ces message qui témoignent à quel point les créateur sont des personnes super! Oui il faudra trouver un moyen de se faire entendre et d'avancer ensemble mais je n'ai malheureusement aucune idée comment. Des articles écrite par des journalistes sur nos métiers et nos difficultés mais aussi sur l'innovation et le bonheur qu'on apporte - ce sera chouette! Peut-être devrions nous écrire plus sur nous, le diffuser sur le net pour donner envie aux journaliste de s’intéresser à nous? Allez je vais me coucher pour rêver un peu de tous ce qu'on pourrais faire. Bonne nuit à tous

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    1. YeT- creation24/4/13 00:56

      bravo Ariane !!!!!

      je le garde pour mes stagiaires .............et les potes qui ne comprennent pas notre vie

      A Franck : derniere reflexion tellement vraie : A quand un STATUT FiSCAL nous correspondant ???????

      Gildas

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  42. Merci pour cet article. C'est aussi un soucis que j'ai: expliquer mes prix qui paraissent "trop" élevés.
    C'est un article clair, bien expliqué et réaliste. Beaucoup de points sont expliqués. et tu as bien cerné l'ensemble.
    C'est un lien sur facebook qui m'a amené ici. je vais en profiter pour découvrir ton univers :)

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  43. Je crois que le métier d'artiste est le plus dur des métier, car oui, nous sommes des artistes, n'en déplaise !!!!
    Pour ma part, c'est exactement pareil, je galère grave et on est très vite noyé dans la masse avec le nombre incessant de créateurs, c'est très dur de ce démarquer malheureusement.
    Mais je ne me vois pas aller travailler pour un patron, dans une usine et de supporter des collègues véreux qui me prennent la tête car j'aime mon indépendance et la liberté.
    Mon mari gagne le smic et on galère grave à cause de moi car je ne gagne pas ma vie, mais je préfère ça plutôt que d'être un mouton et aller travailler 8h par jour dans un endroit qui ne me plaît pas !!!
    Depuis peu je me suis lancé dans la mode steampunk pour me démarquer un peu des autres mais ce n'est pas pour ça que ça marche mieux, on verra avec le temps mais je préfère tenir le coup et ne pas lâcher la couture car j'aime trop faire ça.
    Bon courage à tous les créateurs et les créatrices en herbe et tenez le coup, car la créativité n'a pas de prix !!!!
    http://www.alittlemarket.com/boutique/noeden-21167.html

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  44. Ariane....My lovely friend....
    I'm thinking doing this in "spanish", it's the same around the world...Missing you a lot!!!!!!!!! kisses, Betsy

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    1. There will be an English versionn soon and if I have the courage even a German one. But I still have so many others things to express... Miss you, too!

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  45. sete- extra24/4/13 22:06

    bravoo Ariane,
    tu as bien exposé les problèmes de tout créateur quand a la commercialisation de ses articles.
    je suis moi même conjoint d'une créatrice et je veux profiter de l'occasion pour donner une piste .
    Nous avons crée une association d'artisans créateurs et nous gérons une boutique tenue par des créateurs dans laquelle nous n'avons que des articles en dépot vente.cela depuis 2003.
    la boutique présente les oeuvres d'une trentaine d'artisans et les permanences sont tenues par 3 à 5 créateurs n'habitant pas très loin. il n'y a pas de salariés.
    il n'y a pas de cotisations fixes. il n'y a qu'un % de retenu sur les ventes.
    le maximum étant de 30%, pour les artisans qui ne participent pas aux permanences.
    l'artisan qui assure en moyenne une journée par semaine durant les mois d'été est à 15%.
    l'artisan qui assure 2 ou plus jours de permanence ne laisse pas de % sur ses ventes.
    tous les frais de location, électricité, assurance, etc ... sont largement couverts comme cela.
    l'argent restant sert a payer des places de marchés ou salons de créateurs, aux artisans qui s'impliquent également au autres artisans adhérents, en avançant le prix des salons par exemple.
    Nous avons suffisamment de demandes pour nous permettre de renouveler les articles de la boutique, d'une année sur l'autre.
    les artisans qui gérent par ailleurs une boutique, seuls ou a plusieurs, sont prioritaire pour venir chez nous.Car nous sommes sur un système d'entraide, de mutualisation. a notre avis, ce n'est que comme cela que les créateurs de pièces uniques ou petite série pourrons continuer de créer.
    notre impératif étant que minimum 70% du prix du produit doit aller au créateur.
    "commerce équitable par excellence s'il en est " !!!!
    nous sommes basés dans les département 34 et 81.
    nous sommes en recherche de collaborateurs , offrant une réciprocité, dans toute la france.
    artisanalement votre ,
    michel
    pour l'association SETE-EXTRA

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    1. C'est un beau projet Michel, merci de le partager d'autant plus que cela a l'air de marcher et que ça peut certainement intéresser beaucoup de créateurs qui passent par ici!
      J'ai rencontré à plusieurs reprise des regroupement de créateurs qui gèrent ensemble une boutique. Cependant il me semble pour que cela marche il faut être à peu près dans la même catégorie de prix et c'est encore mieux si les créas se trouvent dans une fourchette de prix autour de 100 euros. Mon soucis est que je ne peut (et ne veux pas) faire des créas à ce prix là. Ce que j'aime c'est le défie de toujours créer quelque chose de nouveau. D'un coup je passe énormément de temps. Aussi - je vie en banlieue parisienne ou les loyer des boutiques sont super chers. En plus la concurrence est rude et la plupart de personnes vont dans des centre commerciales ou à Paris pour faire leurs achats. Mais j'espère trouver un jours un endroit et des créateurs pour me lancer comme vous. Mon rêve sera un mélange de plusieurs ateliers avec une boutique au centre...

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    2. Merci beaucoup pour votre réponse Michel. C'est très instructif.

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  46. merci beaucoup pour ton article qui est très parlant des réalités de ce métier / passion.
    Je vais le partager si ça ne te dérange pas.
    MErci
    La Félily

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  47. Tres bien expliqué !
    mais si tu dis que tu ne peux faire que 32000 euros avant de payer la TVA c'est que tu t'es faite avoir par ton centre des impots qui t'a placé en prestation de service et non en vente où là le plafond est de 82000 euros....quel rêve de l'atteindre !

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    1. merci korazon pour cette rectification. Je n'ai jamais frôler même de loin les 32 000 euros. Mais si un jour cela m'arrive je vais aller voir cela avec mon centre des impôts (qui m'ont dit que "designer" est un prestataire de service ...). Croisse moi les doigts pour que je doit y aller bientôt ;)!

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    2. Tout dépends comment tu déclares, si tu déclares tes ventes en "commerce" alors tu es dans le fourchette des 82 000€ si tu déclares tes ventes en "prestation de services" alors tu es dans celle de 32 000€ mais ta déclaration d'activité de base n'entre pas en compte, c'est juste la case dans laquelle tu déclares tes revenus qui compte.

      A partir du moment où c'est une vente sur etsy ou autre c'est du commerce, si c'est une commande personnalisée d'un client alors c'est normalement une prestation de service.

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    3. mayoka tout faux :
      dès qu'on fait le travail manuellement sur commande ou non et qu'on le vend on est un artisan d'art ou un artiste. un commerçant achète pour revendre.
      <même s'il n'achète pas. Si tu vends les objets d'un autre créateur chez toi, que tu encaisses l'argent d'une commission tu fais acte de commerçant. en revanche avec la création d'une asso, cela devient différent. Tu peux aussi moduler et faire une facture d'honoraires ou/et de rétrocession de frais de boutique.

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  48. Merci pour cet article!
    Je n'ai jamais sauté le pas et créer uniquement pour offrir. Beaucoup me disent de me lancer, mais bien consciente que ce n'est pas évident :(
    Bonne continuation à vous!

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  49. Merci pour cet article!
    Effectivement, être indépendant semble très glamour mais est au final un vrai parcours du combattant.
    Personnellement, j'ai trouvé la solution : ne pas chercher à en vivre. Avoir un autre métier à coté (que j'aime heureusement) qui me permet d'amortir les marchés, les déplacements, la matière première (souvent, mais pas toujours ^^), bref, de me faire plaisir!
    Belle vie à votre entreprise!

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  50. Oui c'est vrai , et je suis d'accord avec vous ,nous sommes tous et toutes dans la même galère , la création coûte chère, et peu de gens comprennent le coût d'une création.....

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  51. je me suis reconnue également dans ce recit qui est identique à mon histoire personnelle!je déborde d'idées créatives mais quand je mets les entrées et les sorties d'argent sur une feuille!et bien je ne suis pas sure de pouvoir poursuivre mon aventure créative en 2014!
    un déchirement pour moi ...

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  52. ici aussi on s'est lançé tous les deux ..
    Comme disent les enfants" vous travaillez tous les jours, vous prenez jamais de vacances. Mais quand on vous demande, vous n'avez jamais d'argent" :)
    En général on leur répond qu'ils ont raison, mais que la vie est fantastique ainsi !! :)

    Merci pour ce bel article ..!!

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  53. Merci pour votre article, il est écrit avec modestie, lucidité, un brin d'humour et une foi à toute épreuve... Eh oui, c'est le prix à payer pour travailler avec passion!

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  54. Bonjour,
    Je suis artiste peintre de 63 ans et tout ce que vous avez écrit s'applique aussi aux artistes peintres et je créé aussi des bijoux.
    vous avez tout à fait raison mais il y a un autre problème. certaines personnes qui peignent ou créent des objets d'artisanat d'art pratiquent des prix très bas car ils vendent "au noir". Ils ne comptent donc pas leur temps de travail et ne payent pas de charges beaucoup d'entre eux font un beau travail mais comme ils "cassent les prix", les CLIENTS EVENTUELS REGARDENT CE QUI VENDENT A PRIX RAISONNALBLE COMME DES "VOLEURS" .
    Les inspecteurs du fisc et de la sécurité sociale qui sont si prompts à parler de travail au noir quand quelqu'un fait 2 heures de ménage sans se déclarer pourraient là trouver matière à renflouer un petit peu les caisses tout en obligeant tous ces gens à augmenter leurs prix, ce qui nous rendrait service.
    Je suis d'autant plus "en colère" que vous pourrez constater que ce ne sont pas les RSA-istes ou les smicards qui vendent ainsi au noir mais en général des personnes qui soit ont de bons salaires et de bonnes retraites ou des conjoints qui en ont.
    Ils sont heureux d'obtenir ainsi un statut social de "créateur".
    Et que dire des salons de peinture et autres manifestations réservées aux soit-disant amateurs, organisés par les municipalités et ou ceux ci sont autorisés à vendre sans contrôle aucun. Il y en a partout en France ou les professionnels sont interdits.
    Or, qui met un prix sur une création, fait acte de professionnalisme, il est peut-être un "intermittent" de la profession mais il est un professionnel et la loi l'oblige à se déclarer. Quand uelqu'un fait 2 heures de ménage par mois, le fisc le considère comme un "technicien de surface" professionnel
    En interdisant ces salons aux professionnels déclarés, les municipalités se fichent de nous. Elles font de l'incitation au travail au noir. C'est comme si pour leur ravalement elles prenaient un type non déclaré.

    Cela ne m'empêche pas de continuer à créer mais je voudrais qu'il y ait une LOYAUTE DANS LA CONCURRENCE". Tout le monde à le droit de vendre ses créations mais il faut que tout le monde ait les mêmes charges
    Françoise

    ps : et parmi les vendeurs au noir il y a des agents du fisc en activité, à la retraite ou certains de leurs conjoints. :-)

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  55. Très, très bel article que j'ai partagé sur ma page facebook illico il y a quelques jours. Merci.
    Une écriture sincère, objective, sans amertume, qui dit "juste" ce qu'il en est. Dommage que la plupart des réactions ne proviennent que de personnes concernées par le domaine en temps que professionnels. J'espère que tu ne le supprimeras pas (ton article) car je pense que je vais souvent m'y référer ...
    Bonne journée et bon courage !

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  56. merci Véronique! Oui c'est sûr que l'article a su attirer l'attention surtout parmi ceux qui sont concernés eux mêmes. Mais j'ai eu aussi de retours des quelques clients fidèles qui m'ont dit qu'il comprenez encore mieux mes prix...Et puis cela fait du bien d'en parler et de voir qu'on est pas seule!!! L’article restera et j'ai même envie d'en faire d'autres pour parler de notre monde fantastique et dure à la fois. Bon chemin à toi!

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  57. Bonjour Ariane,

    J'ai beaucoup pensé à toi en début de semaine car j'ai vécu une histoire que je qualifierais d' "exceptionnelle" ... :-)

    https://www.facebook.com/vchambeau?ref=hl

    Ceci ne rejoint-il pas cela, quelque part ?

    J'ai hésité, mais il me semble que certaines choses doivent se faire connaitre.

    Amicalement, Véronique

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  58. Article passionnant qui répond à nombre de mes interrogations, un grand merci et longue vie à la création !

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  59. Bravo pour ce très bel article, merci pour nous, d'avoir poser ici, tout ce que coûte une création française et fait main

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  60. Bravo !
    Il faudrait que ton article soit diffusé à plus large échelle, dans la presse par exemple...
    Pour ma part, je vais commencer par le diffuser à toutes mes connaissances, mais aussi à mes clientes...
    Moi aussi, je me suis lancée depuis bientôt un an... Toujours pas de salaire, bien entendu. Et si je résiste, ce ne sera pas encore pour tout de suite non plus.
    Je lu aussi cette phrase dans un commentaire : "Bravo, c'est tellement beau ! Continuez ! Et ... au revoir..." Certains jours, on est déprimé et on rentre chez soi les yeux rougis... Souvent...
    Le plaisir ( = le luxe ) de faire ce qui me plaît est réjouissant... mais ça ne remplit pas les assiettes de mes enfants...

    Ca fait du bien de savoir qu'on n'est pas seul et qu'il y a des passionnés qui vivent le même défi... Ca prouve qu'on a raison de le faire !!! COURAGE !!!

    Virginie

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    1. Faut pas de laisser abattre, Véronique. Perso la créa ma sauvé d'une dépression naissante. Mais heureusement je ne suis pas non plus au point de me demander comment faire les prochaines courses pour les enfants - ça doit être ultra dûr!
      J'ai remarqué que j'ai beaucoup moins des "désires de consommation" car je passe tout mon temps à créer. Pour faire à manger ça dois aller vite pour que je puisse retourner à mon travail - d'un coup on mange pas mal des pâtes - vite fait et pas cher ;-). Courage et avant tout positivez!

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  61. C'est un article très intéressant, pas toujours évident à mettre en œuvre, mais cela permet d'avoir des arguments (au cas où celui de l'originalité et de la qualité ne suffisaient pas), sur pourquoi c'est à ce prix-là... La passion, c'est la seule chose qui puisse faire tenir, si les artisans d'art et créateurs étaient riches, ça se saurait quand même ?

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  62. Merci pour ce très bon article qui en dit long sur les difficultés d'être créatif en France.
    Je me suis permise de faire un partage sur Facebook.

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  63. Bonjour Ariane et merci pour votre article qui est bien complet et très intéressant !
    Je voudrai savoir si vous savez si c'est en France, particulièrement, que les frais sont élevés pour les créateurs (matières, TVA, impôts...) ou si c'est comme ça partout dans le monde ?
    Je vous pose la question car je commence à penser m'installer au Canada et j'ignore si la vie d'un créateur indépendant est plus simple là-bas.
    Merci :)

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    1. aucune idée comment cela se passe au Canada ;-)

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  64. Article très concret... Dur dur de vivre de son "savoir-faire" en France de nos jours... Et les gens qui font des remarques ont souvent l'habitude d'acheter en magasin discount... Dure réalité. Continuez à vous battre pour vos créations! Bravo à vous!

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  65. très bel article tellement vrai ! merci !

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  66. Merci pour cet article!
    Ca reflète parfaitement ce que je pense!
    Je ne me considère pas comme une "créatrice" mais je fais tout moi même et les gens ont du mal à se rendre compte de ce que ça implique!
    Merci encore et bonne continuation!

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  67. C'est tout à fait ça ... Merci Ariane pour cette réflexion

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  68. très bon article, il devrait être diffusé sur les sites de ventes de création fait main. Quand on voit les prix de certains créateurs, il est quasi certain qu'ils n’intègrent même pas le coût du temps passé sur leurs créations ! Et c'est au détriment de ceux qui, sur le même site, essayent d'en vivre, et donc calculent un prix réaliste....

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  69. Bonjour je trouve votre article et réflexion très intelligent, clair et surtout tiré de l'expérience en conscience. Une belle réalité assumé avec ces points négatifs et positifs sans pour autant "chialer" de la difficulté.

    Je vous invite à regarder cette plateforme de diffusion (et vous inscrire gratuitement pour voir toutes les émissions). Elle est un lieu ou les gens peuvent poster des vidéos et s'exprimer afin d'améliorer et de montrer le changement du monde. Un tel article y aurais tout à fait sa place pour éveiller les gens. La participation y est gratuite comme Youtube mais éthique (et en plus un clique la vidéo est diffusée sur toute les autres plateformes connu Dailymotion, youtube, podcast, etc...) www.wicrian.com ça s'appelle Wicrian Web Tv. Ca sera avec un vrai plaisir de vous y regarder ou de vous y accueillir.

    Encore Bravo pour ce bel article!

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  70. Bonjour,
    Je découvre votre article un peu tard, mais toujours autant d'actualité, merci pour ce partage d'expérience très intéressant !
    Je retrouve dans votre article certains commentaires de clients peu informés qui ne comprennent pas le prix de mes kits de tricot, avec de la laine 100% naturelle et made in france... Merci de m'avoir rassurée sur mes prix, qui sont vraiment des prix plancher, mais qui ne sont pas toujours compris comme tels !

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  71. Bravo pour ce superbe article , tellement vrai...Je fais des bijoux anciens et je me retrouve tout à fait la-dedans ...bien que je n'ai pas fait de ventes en salons ou en boutiques , car je savais déjà ce qui m'attendait...J'ai failli quitter mon emploi pour vivre de ma passion , mais j'ai très vite compris que c'était impossible...d'abord parceque des gens de talent , il y en a à la pelle ( tous les jours , je vois de très belles créations...) , donc , la concurrence est rude et ensuite , si on veut rentrer dans ses frais ( et encore ...) comme tu l'expliques si bien , les créations ont un coup...de ce fait les gens ne comprennent pas tout ce qu'il y a derrière et préfèrent acheter à bas coût,...on ne peut les blâmer , ils ne savent pas , tout simplement...Mais le paradoxe , dans tout cela , c'est qu'un professionnel , m'a aussi dit un jour , que pour bien vendre il fallait un certain prix et plus c'est cher , mieux tu vends , car la création à bas prix n'est pas crédible...Bref !!!
    Pour ma part , j'ai choisi de rester dans le plaisir uniquement et de ne créer que pour Noël...Je fais des bijoux dans l'année , mais ce que je vise , c'est Noël...J'ai un blog de vente et peut-être vais-je y ajouter une plateforme , mais je vais m'en tenir à ça...
    En tout cas , ton article est super , merci à toi ....du coup je vais aller faire un petit tour chez toi...
    Belle journée , Florence.

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  72. Merci pour cet article que je vais partager sur ma page aussi. La situation est similaire en Belgique. Toutes les descriptions ont été faites dans les commentaires des créateurs. Je peux pardonner l'ignorance des clients qui après tout ne peuvent pas tout savoir (et je re-éxplique souvent) mais par contre les "officiels" (administrations et instances diverses) qui ont ce merveilleux langage du "quelle chance vous êtes artistes !!" et "Ah mais madame si ça ne vous plait pas changez de métier n'est ce pas, l'art c'est un luxe" !! Grrrrr et c'est sûr que tout le monde devrait faire plombier ou comptable (et il en faut of course).
    Artiste, artisan, créateur ... ce sont des travailleurs comme les autres ... mais qui travaillent sans filet (couverture sociale) ou crèvent la dalle, ou font un travail "alimentaire" en + ... ou ont un(e) conjoint compréhensif... Demain comment feront les jeunes qui sortent des écoles d'art si ils n'ont pas un capital pour se lancer ? Tous les plasticiens se posent cette question.
    Créer n'est pas un luxe, ça rend heureux celui qui crée, celui qui regarde, et même celui qui achète.
    Je répond aux client qui me posent la question bateau : "vous avez mis combien d'heures pour créer ça?" : "je ne vous fait pas payer le temps de bonheur que j'ai eu à le réaliser, juste celui que vous en aurez + de quoi continuer, c'est tout !" ;)

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  73. Très vrais comme article qui va pour touts les jeunes indépendant

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  74. tout a fait d accord avec votre réflexion !

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  75. Bel article qui illustre parfaitement dans quelle position nous nous trouvons face au handmade et au prix de vente que cela provoque. Je vous dis un grand merci pour ce partage et vous souhaite une belle continuation dans votre travail.

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  76. Merci pour l’éclairage que vous apportez également sur la réalité financière à laquelle les boutiques doivent faire face.

    J’ai une boutique dans laquelle je propose des travaux de créateurs, à la fois des pièces uniques (prix élevés malgré une marge réduite au minimum de mes capacités) et des éditions (prix beaucoup moins élevés).
    Je me bats chaque jour pour diffuser et protéger le travail des créateurs que je présente.
    J’essaie d’initier les clients à autre chose que la consommation de masse, j’explique les prix, la qualité du travail, la rareté, je me bats contre le pillage photographique, les doigts sales, les «mon fils qui a 10 ans fait la même chose », les « je suis consterné par le prix », les « on vient prendre des idées », ou encore (et de plus en plus) « on va trouver la même chose sur internet »… et ce n’est qu’un maigre échantillon de ce que j’entends. Ah oui, j’oubliais aussi les vols !
    Il faut bien souvent avoir une bonne réserve de patience. Heureusement certains clients nous donnent l’envie de persévérer, mais ils ne sont pas si nombreux !
    Je paie des charges qui m’étranglent, un loyer cher, plus ce que beaucoup de personnes ignorent : les commerçants achètent un droit au bail ou pas de porte, juste pour avoir le droit d’être là et cela se chiffre selon les endroits en milliers d’euros remboursable sur 7 ans, je suis présente 65H par semaine, et au final mon salaire est plus que très maigre !
    En effet, comme vous l’expliquez il faut avoir de la trésorerie pour acheter notre stock, et lorsqu’on achète on prend le risque de ne pas faire les bons choix, ce que veulent les clients n’est pas forcément ce que nous aimons.
    Ce travail de commerce que je fais n’est pas le même que celui de n’importe quelle franchise, c’est aussi un travail-passion, de sélection, de présentation, de relation… pourtant les charges sont les mêmes que celles des boutiques qui margent fort ! Mais l’amalgame est tentant.
    Alors quand les créateurs qui me démarchent estiment que multiplier leur prix par 2 ou 2,2 est presque indécent vu que ce n’est pas moi qui crée, c’est difficile de trouver la motivation pour démarrer une relation.

    Pour ma part je considère que le travail des créateurs que je présente et mon travail de diffusion sont complémentaires ;
    Je n’ai pas de talent dans le domaine de la création mais j’apporte ma contribution à ma façon.
    Mon seul luxe dans tout ça, c’est de vivre mes journées dans un univers que je compose avec des pièces qui me font rêver.
    Alors encore une fois merci à vous d’avoir parlé en quelques lignes de cette réalité des boutiques comme la mienne.

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  77. bien vu ! j'ai partagé sur mes réseaux, et d'autres ont partagé derrière. Souhaitons que cela fasse boule de neige !

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  78. Petits conseils sur le choix de votre régime.
    Que vous soyez inscrit en CCI, Chambre de Métiers, voir URSSAF.
    En tant qu’entrepreneur individuel (micro-entreprise ; auto-entreprise), vous avez le choix du régime simplifié :
    Pas de TVA
    Comptabilité simplifiée
    Cotisations sur le CA
    Je vous conseille fortement de choisir la case : production (après tout vous produisez)
    Vous bénéficiez ainsi d’un abattement de 71% (50% pour les services ; 34% pour les métiers d’art)
    Ainsi vous ne cotisez que sur 29% de votre CA (maxi 82k€)
    Et pas 50% pour les services et 66% pour les métiers d’art !
    Pour effectuer le changement si votre contrôleur des impôts ne vous a pas attribué la catégorie production (souvent à cause d’un code APE mal choisi), il suffit d’envoyer un courrier à l’INSEE puis de contacter votre contrôleur des impôts pour changer. Oui, c’est vraiment simple mais il faut le savoir !
    Le code APE à choisir pour vous Ariane est 32.13Z (Fabrication de bijoux fantaisies et accessoires de mode : le mot qui compte : fabricant).

    Bel article ! Salutations.

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  79. je me permets d'ajouter quelques constatations :
    -il y a plusieurs sortes de publics selon les lieux où vous allez essayer de vendre.
    Boutique ou marché de plein air l'été dans un endroit très touristique = clientèle de vacanciers à la recherche de petits souvenirs à pas cher.
    Salon des métiers d'art dans une grande ville, bénéficiant d'une renommée de plusieurs années et d'une communication bien rodée = clientèle de passionnés, conscients de tout le travail que cela représente, donc du bien fondé des prix.
    Ce ne sont que deux exemples parmi tant d'autres.
    -Il faut bien connaître à l'avance le public que l'on va rencontrer et proposer une gamme de créations et de prix qui lui soit adaptée.
    Certains artisans, très productifs, fabriquent des séries : ils vendent à petits prix mais sont obligés de ''produire'' de grosses quantités et de faire de très nombreux marchés, au risque de se perdre dans un travail répétitif et de s'épuiser.
    D'autres créent des pièces uniques à des prix élevés plutôt destinées à des collectionneurs. Ils s'adressent à un public plus restreint (galeries) dans un univers où il faut du temps et une certaine excellence pour se faire une place et être reconnu.
    -Certains salons ou marchés ont su fidéliser un public de connaisseurs qui vont venir spécialement pour acheter de belles créations et rencontrer les artisans d'art : potentiellement, c'est là que l'on a le plus de chances de vendre (à condition d'avoir été sélectionné comme exposant) Mais rien n'est gagné d'avance...
    -Comment savoir quels sont ''les salons qui marchent'' ? Le bouche à oreille de vos collègues créateurs, qui les ont ''testés'', est déjà une bonne piste. Mais en aucun cas une garantie de réussite, car chaque créateur est différent même au sein d'un même artisanat. L'un va ''cartonner'' dans un endroit, l'autre faire un flop. Pourquoi, on ne sait pas !

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  80. -Autre indication pour savoir si ça vaut le coup d'investir autant d'énergie et d'argent dans tel ou tel salon : les compte-rendus de presse des éditions précédentes.
    A leur lecture vous repérerez facilement les organisateurs qui se font mousser (quel est le potentiel réel d'un événement soi-disant international qui n'accueille que 2000 visiteurs en quatre jours ?)ou les opportunistes qui vous font miroiter les retombées exceptionnelles de luxueux événements organisés à grand renfort de marketing dans de gigantesques palais des congrès (à 2000 euros le stand, ce sont surtout eux qui feront des profits sur votre dos !)
    -Les salons ou les marchés sérieux, qui se soucient des créateurs et de leur public, font chaque année un bilan des ventes réalisées (à partir des chiffres déclarés de façon anonyme par les exposants). Connaître la moyenne des ventes permet de se faire un avis. Encore une fois, c'est juste une indication : les ventes pouvant aller de 30 à 3000 euros selon les exposants.
    Important aussi à consulter : les bilans sur la communication, l'affichage, les partenariats mis en place par les organisateurs...
    -D'autres paramètres peuvent jouer sur le succès de tel ou tel événement même très réputé : la météo, une autre manifestation très populaire le même jour qui va ''siphonner'' le public, etc
    -Enfin, il ne faut pas oublier que la vente est un métier à part entière. Selon l'emplacement qui vous est attribué, selon la présentation de votre stand, selon ce qui se passe à côté (une animation qui attire les gens par exemple), vous serez plus ou moins visible et aurez plus ou moins de chance de capter l'attention des visiteurs. Sans oublier votre talent à savoir vendre vos créations, et bien sûr votre capacité à garder le sourire malgré la fatigue, la lassitude, l'ennui ou les réflexions des visiteurs...
    Malgré tout cela, les salons et marchés sont des occasions formidables pour apprendre une foule de choses, rencontrer le public, se remettre en question, échanger des infos et passer de bons moments avec les autres artisans...

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  81. J’ai bien aimé cet article, il décrit parfaitement la réalité d’un créateur. Si vous rajoutez des créations qui sont en patrie réalisées à l’étranger ( le Maroc par exemple) vous rajoutez une difficulté logistique en plus à prendre en compte. (communication, gestion et suivi..)
    Là du coup on navigue entre les produits « made in France » ex a créations faites d’échanges se plaçants dans le cadre de développement équitable. Communication, presse et marketing deviennent notre support. Or on sait que les créateurs , ce n’est pas leur « tasse de thé ». Même en se forçant, c’est peu de résultats. Dossiers de presse sont à rajouter aux frais cachés.
    -Une autre réflexion : Attention, vivre de sa passion c’est bien, mais vivre avec peu c’est dangereux pour l’avenir. J’aime bien l’idée de boutique « associations de créateurs » mais il y en a peu. Merci pour cet article

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  82. Merci pour cet article... Je compte me lancer très prochainement en ayant conscience de tout ce que ça implique... Vous avez confirmé certain point pas assez clair à mon goût car je peine à avoir des réponses precises des revendeurs... Je ne suis pas découragée bien au contraire... Merci merci c'est tellement précieux des personnes comme vous qui osent dire les choses... Bonne continuation à vous Emilie

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  83. J'arrive un peu tard mais le sujet est toujours autant d'actualité !!
    Un article très intéressant qui met en lumière (enfin!) toutes les difficultés des créateurs d'aujourd'hui

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  84. La réalité est le même pour les artisans du Québec ! J'oeuvre depuis 20 ans cette année en tant que souffleuse de verre et force m'est de constater que beaucoup de sacrifice doivent être fait pour pouvoir en vivre (en autre, adapter son produit au marché, faire plus de production et moins de création...) Je me pose souvent cette question; Est-ce moi qui ne suis pas bonne en mise en marché, en vente ? Mes forces ne sont certainement pas dans ce domaine cependant depuis 20 ans mes pièces s'insèrent dans l'univers culturel du Québec. Effectivement, il faut que les artisans et leur travail soient reconnu à leur juste valeur et je pense que nos organisations nationales ont un rôle majeur à jouer (ici le CMAQ et chez vous L'institut national des métiers d'art) Les salons coûtent trop chers, les organisateurs préfèrent faire payer les artisans pour leur frais plutôt que les visiteurs qui se gavent les yeux et la tête d'inspiration. L'état donne une pension mensuelle aux personnes sans emploi pour qu'elle vivent avec un minimum de dignité et permet que ses artisans, les ambassadeurs de sa culture vivent sous le seuil de la pauvreté en créant des richesses culturelles. Nous pourrions très bien bénéficier d'un statut particulier qui nous garanti un revenu minimum digne de notre participation à l'activité économique, culturelle et touristique de nos régions respectives... Nous pouvons, tous ensemble, artisans et artisanes, organismes de représentation de nos droits et instances gouvernementales trouver des solutions à ce problème. Il y toujours une solution pour ceux qui cherchent... Je vous remercie pour cette publication et vous souhaite sérénité et magie pour vos projets d'avenir.

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Boutique en ligne

Ariane Mariane / Paris

ENGLISH:
Ariane Mariane - art textile / Paris, combines graphical design and fiber art to make her easily recognizable, outstanding pieces.
Formed in architecture and graphical textil design she creates wall-hangings, sculptures, home decor, wearable art and accessories mostly by wet felting and stitching techniques. Her style is fancy and playful. She uses powerful colors and joyful designs in a narrative way with a lot of humor.

Francais:

Ariane
Mariane - art textile / Paris, associe dans son travail éclectique, un style graphique très personnel à un grand savoir-faire du feutrage et une passion pour le piquée libre. Formée en architecture et en design graphique textile à Paris, l’artiste, d'origine allemande, crée des tentures murales, sculptures, décoration, installations mais aussi de l’art vestimentaire et des accessoires

A travers son univers joyeux, Ariane Mariane nous invite à nous reconnecter avec l'enfance, ce monde magique où tout est possible. Elle cherche avant tout à nous étonner et à nous faire sourire. Chaque création nous propose de laisser libre cours à notre imagination et de l'adapter à nos envies.

Loin de la fabrication industrielle de masse et de son uniformité, les créations d'Ariane Mariane sont entièrement réalisées à la main, en respectant au maximum l'environnement. Durables et intemporelles, elles s'opposent à un monde où tout va vite et nous invitent à faire une pause...